Hurghada : une ville dangereuse ? La vérité derrière les clichés

5 mai 2026

Hurghada évoque souvent des images de lagons turquoise et de farniente sous un soleil de plomb. Pourtant, certains gros titres laissent planer un doute sur la sécurité de cette perle de la mer Rouge. Est-ce un simple cliché ou une réalité tangible ? Le gouvernement égyptien met tout en œuvre pour que le tourisme reste le moteur vital de l’économie locale. Entre une présence policière visible et une hospitalité légendaire, la cité balnéaire offre un visage bien plus serein que ce que l’on imagine parfois de loin.

Peut-on se promener dans les rues de Sakala sans crainte ? Quels sont les véritables risques liés au trafic routier ou à la faune marine ? Est-il raisonnable de sortir des sentiers battus à El Dahar ? Nous allons lever le voile sur ces interrogations et bien d’autres pour vous permettre de préparer votre séjour en toute confiance. Les trajets de nuit sont fortement déconseillés pour des raisons spécifiques que nous allons détailler. Vous trouverez toutes les clés pour décrypter la vie locale dans la suite de cet article.

À retenir

  • La criminalité reste très faible car la sécurité des visiteurs est une priorité nationale absolue.
  • Le danger principal réside dans la circulation routière anarchique, ce qui impose une grande vigilance lors de vos déplacements.
  • Certaines zones comme El Ahia ou le désert nécessitent des précautions particulières pour éviter les mauvaises surprises.

Hurghada, ville dangereuse : une réalité bien différente des gros titres

Ah, Hurghada ! Ses plages dorées, ses eaux turquoise, son soleil qui caresse la peau presque toute l’année… Mais sur internet, une question revient souvent et sème le doute : « Hurghada est-elle une ville dangereuse ? ». On lit de tout, des récits alarmistes aux témoignages idylliques. Alors, démêlons ensemble le vrai du faux. Je vous propose une plongée honnête et sans filtre dans la réalité de cette perle de la mer Rouge. Préparez-vous, je vous partage toutes mes astuces pour un séjour parfait !

La criminalité de rue sous la loupe des experts

Mettons les pieds dans le plat tout de suite. Quand on pense au danger dans une ville touristique, on imagine des agressions, des vols violents. Soyons clairs : Hurghada ne correspond pas à cette image. En réalité, le taux de criminalité concernant les crimes violents y est remarquablement bas, bien plus bas que dans la plupart des capitales européennes. La police et la population savent que le tourisme est une manne vitale, et personne ne veut scier la branche sur laquelle tout le monde se repose.

Ce que vous pourriez rencontrer, c’est ce qu’on appelle la petite délinquance. Il s’agit plus d’opportunisme que de criminalité organisée. Cela peut se manifester par une tentative d’arnaque au change ou un prix « spécial touriste » un peu trop gonflé. Les vols à la tire, bien que possibles comme partout dans le monde, sont très rares. Une surveillance normale de vos affaires, comme vous le feriez à Paris ou à Rome, suffit amplement pour ne jamais y être confronté.

Le sentiment d’insécurité vient souvent plus de la différence culturelle et de la sollicitation permanente que d’un danger réel. Le taux de criminalité en Égypte, surtout dans les zones touristiques, est très contrôlé. La petite délinquance, elle, se concentre sur des méfaits sans violence. Par exemple, les vols à la tire sont une préoccupation mineure comparée à d’autres destinations méditerranéennes. Dans le centre-ville d’Hurghada, vous croiserez plus de vendeurs insistants que de personnes malintentionnées.

Les chiffres officiels face au sentiment d’insécurité

Si on s’en tient aux statistiques, la question « Hurghada ville dangereuse » trouve une réponse négative. Le taux de criminalité pour les agressions physiques ou les cambriolages est très faible. Le gouvernement égyptien met un point d’honneur à assurer la sécurité des voyageurs, car le tourisme représente une part colossale de son économie. Des efforts considérables sont déployés, et cela se ressent sur le terrain.

Alors, d’où vient ce sentiment d’insécurité que certains voyageurs peuvent éprouver ? Il est souvent multifactoriel. D’abord, il y a le choc culturel. Ensuite, et c’est un point que nous aborderons plus en détail, il y a une véritable insécurité routière. La conduite locale, disons-le, est sportive ! Cela peut générer un stress qui se transforme en sentiment de danger généralisé. Finalement, la petite délinquance, même si elle n’est pas violente, peut user les nerfs et laisser une impression négative.

Mais il faut garder en perspective qu’Hurghada est une station balnéaire conçue pour la détente. La plupart des touristes ne sortent jamais du périmètre de leur hôtel et ne rencontrent donc jamais le moindre problème. L’objectif ici est de vous donner les clés pour explorer au-delà de votre resort, en toute connaissance de cause et sans angoisse inutile.

Pourquoi le tourisme reste le moteur vital de la cité solaire

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi les autorités sont si attentives à la sécurité à Hurghada ? La réponse tient en un mot : l’économie. Hurghada, en tant que station balnéaire de premier plan, vit quasi exclusivement du tourisme. Chaque café, chaque magasin de souvenirs, chaque école de plongée dépend directement des devises que vous apportez. Un touriste heureux et en sécurité est un touriste qui revient et qui recommande la destination.

Cette dépendance économique a une conséquence directe et très positive pour vous : la mise en place de mesures de sécurité drastiques. Des check-points de police à l’entrée de la ville aux gardes privés devant chaque hôtel, tout est fait pour créer une bulle de protection. Votre séjour en Égypte est au centre des préoccupations gouvernementales. Les hôtels tout inclus sont de véritables forteresses de confort et de sécurité.

Cette réalité économique surpasse de loin les gros titres. Les professionnels du tourisme, du directeur d’hôtel au vendeur de Karkadé, sont les premiers garants de votre tranquillité. Ils savent que le moindre incident grave pourrait avoir des répercussions terribles sur leur gagne-pain. C’est peut-être un peu cynique de le voir comme ça, mais c’est aussi une puissante assurance pour vous, le voyageur.

Les secteurs sensibles et les zones de vigilance à connaître

Comme dans toute grande ville, tous les quartiers d’Hurghada ne se valent pas, surtout la nuit. Connaître les spécificités de chaque zone vous permettra de profiter de tout ce que la ville a à offrir, sans les désagréments. Voici mon petit guide personnel des quartiers à aborder avec quelques précautions.

Sakala et Sheraton Road : faire face au harcèlement commercial

Ah, Sheraton Road… L’artère commerçante la plus célèbre d’Hurghada. C’est un passage obligé, un lieu vibrant et plein de vie. Mais c’est aussi l’épicentre du harcèlement de rue commercial. Ici, chaque pas est une invitation à entrer dans un magasin, à acheter un parfum, une papyrus ou une « vraie fausse » babiole de luxe. Les vendeurs de rue sont des experts en psychologie et ne lâchent pas leur proie facilement.

Mon conseil ? Prenez-le avec philosophie et humour. Un « La shukran » ferme (Non, merci) avec un sourire suffit généralement. Ne vous énervez jamais, cela ne ferait qu’envenimer la situation. Si vous n’êtes pas d’humeur, évitez simplement cette zone le soir. Ce n’est pas une des zones à éviter pour des raisons de sécurité, mais bien pour votre tranquillité d’esprit ! Le harcèlement de rue peut être épuisant, surtout après une longue journée au soleil.

Sachez que les vendeurs de rue de Sheraton Road ont des techniques bien rodées. Ils vous demanderont d’où vous venez pour engager la conversation, vous offriront un thé ou vous diront que c’est « juste pour regarder ». Si vous entrez, préparez-vous à une négociation en règle. C’est un jeu, et si vous êtes prêt à y jouer, vous pouvez faire de bonnes affaires. Sinon, une balade sur la Marina, beaucoup plus calme, sera plus reposante.

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El Dahar : une immersion brute loin des sentiers battus

Bienvenue dans le vieux Hurghada ! El Dahar est le cœur historique et populaire de la ville. C’est ici que vivent la plupart des Égyptiens, loin des paillettes des resorts. Une visite au souk d’El Dahar est une expérience sensorielle incroyable, une véritable immersion dans la culture locale. Mais c’est aussi un quartier qui demande un peu plus d’attention que les zones touristiques lisses.

Ce n’est pas une zone dangereuse, mais le dépaysement est total. La foule est dense, les ruelles sont parfois mal éclairées. Les risques de vols à la tire, bien que toujours faibles, y sont statistiquement un peu plus élevés que sur la Marina. Portez votre sac devant vous et évitez d’exhiber des objets de valeur. C’est le bon sens, tout simplement. Le centre-ville d’Hurghada a plusieurs visages, et celui-ci est le plus authentique.

Le vieux Hurghada est fascinant, mais il faut être préparé à une réalité plus brute. Vous y verrez une pauvreté qui n’existe pas dans les zones touristiques. Vous croiserez aussi de nombreux chiens errants. Ils sont généralement craintifs et inoffensifs, mais leur présence peut impressionner. Je vous recommande de visiter El Dahar de jour, ou avec un guide local qui saura vous faire découvrir ses trésors cachés en toute sérénité.

Les chantiers d’El Ahia : une solitude nocturne peu recommandable

El Ahia est le quartier nord d’Hurghada, en pleine expansion. C’est une immense zone de chantiers où de nouveaux complexes immobiliers sortent de terre. De jour, c’est un district plutôt calme. De nuit, c’est une autre histoire. Les rues sont souvent désertes, mal éclairées et les bâtiments inachevés offrent de nombreuses cachettes. C’est clairement l’une des zones à éviter une fois le soleil couché.

Les risques pour les touristes ne sont pas tant liés à la criminalité qu’à l’isolement. Se perdre dans ce dédale de constructions la nuit n’a rien d’agréable. De plus, les meutes de chiens errants sont plus nombreuses et parfois plus territoriales dans ces zones peu fréquentées. Pour les femmes seules, la recommandation est encore plus forte : n’explorez pas ce quartier de nuit. La journée, aucun souci, mais la nuit, préférez des zones animées comme la Marina ou Al Mamsha.

Pour résumer, El Ahia n’est pas une destination touristique en soi. C’est un quartier résidentiel en devenir. Si votre logement s’y trouve, soyez simplement vigilant sur vos déplacements nocturnes. Ne vous aventurez pas sur les plages désertes ou dans les chantiers. C’est l’une des rares zones à éviter à Hurghada où le bon sens dicte de ne pas s’attarder la nuit.

Le désert aux alentours : une zone strictement réglementée

Le désert qui entoure Hurghada est sublime, une mer de sable et de montagnes qui appelle à l’aventure. Mais attention, on ne s’y aventure pas comme on veut ! Pour des raisons de sécurité liées à la proximité de zones sensibles et de frontières, le désert est une zone ultra-contrôlée par la police de l’armée. Il est formellement interdit, et surtout très dangereux, de partir seul en exploration.

C’est l’une des zones à éviter par ses propres moyens. Tous les safaris en quad, buggy ou 4×4 sont encadrés par des compagnies agréées qui suivent des itinéraires précis et autorisés. Des mesures de sécurité strictes sont en place. Vous verrez des check-points militaires à la sortie de la ville, et c’est tout à fait normal. Ils sont là pour contrôler les flux et garantir la sécurité de la région.

Les risques pour les touristes qui voudraient jouer les aventuriers solitaires sont réels : se perdre, tomber en panne sans réseau, ou tout simplement se faire arrêter par une patrouille. Le meilleur des conseils aux voyageurs est simple : profitez du désert, mais faites-le toujours via un tour-opérateur professionnel et reconnu. Ils connaissent les contraintes, les itinéraires et assurent votre sécurité du début à la fin.

Le défi de la route : le vrai risque pour votre intégrité

Oubliez la petite criminalité. Si l’on doit parler d’un danger réel et quotidien à Hurghada, c’est bien celui de la route. L’insécurité routière est le risque numéro un pour votre intégrité physique. Accrochez-vous, je vous explique comment survivre à la jungle du trafic égyptien !

Comprendre l’anarchie organisée du trafic égyptien

Le code de la route à Hurghada ? On dirait qu’il s’agit plus d’une suggestion que d’une obligation. Les feux de signalisation sont rares, les priorités sont fluctuantes et le klaxon est le principal outil de communication. La circulation en ville est un ballet incessant de voitures, de minibus, de taxis et de scooters qui semblent se frôler en permanence. C’est chaotique, bruyant, et pour un non-initié, absolument terrifiant.

Pourtant, il existe une logique dans ce chaos. Les conducteurs ont une conscience aiguë de l’espace et communiquent constamment via des appels de phares et des coups de klaxon. C’est une sorte d’anarchie organisée. Le principal problème d’insécurité routière vient du fait que les véhicules sont souvent en mauvais état, que les ceintures de sécurité sont optionnelles et que les piétons traversent n’importe où, n’importe quand.

Mon conseil le plus précieux ? Ne louez jamais de voiture à Hurghada. Jamais. Vous n’avez pas les codes, vous n’avez pas l’expérience. Laissez la conduite aux professionnels. La circulation en ville est un métier. Même traverser la rue demande une technique particulière : marchez d’un pas assuré, sans jamais courir ni vous arrêter brusquement, et établissez un contact visuel avec les conducteurs. Ils s’adapteront à votre trajectoire. Le code de la route local est basé sur l’évitement mutuel !

Pourquoi les trajets de nuit sont fortement déconseillés

Si la conduite de jour est un sport, la conduite de nuit est un sport extrême. L’insécurité routière monte en flèche une fois le soleil couché. Pourquoi ? Les raisons sont multiples. D’abord, de nombreux véhicules roulent sans phares, ou avec un seul. Les routes en dehors des grands axes sont très mal éclairées. De plus, des obstacles imprévus peuvent surgir : un animal, un piéton, un véhicule arrêté sans signalisation.

Les longs trajets interurbains de nuit, par exemple entre Hurghada et Louxor ou Le Caire, sont particulièrement risqués. Les accidents de bus sont malheureusement fréquents. Si vous devez effectuer un tel trajet, privilégiez les compagnies de bus « Super Jet » réputées, et si possible, voyagez de jour. C’est un des conseils aux voyageurs les plus importants pour garantir la sécurité des voyageurs. Les risques pour les touristes sont décuplés la nuit sur les routes égyptiennes.

Même pour de courts trajets en ville, la vigilance est de mise. Les conducteurs peuvent être plus fatigués ou avoir consommé de l’alcool, bien que cela soit plus rare. Pour voyager en toute sérénité, limitez vos déplacements nocturnes au strict nécessaire et utilisez des services de transport fiables. La journée est faite pour explorer, la nuit pour profiter des lieux animés et facilement accessibles.

Uber ou taxis jaunes : le match de la sérénité

Se déplacer à Hurghada pose inévitablement la question du transport. Le choix se résume souvent à un duel : les taxis orange et bleu traditionnels contre les applications de VTC comme Uber et Careem. Côté sérénité, je vous le dis tout de suite, le match est plié d’avance. Les arnaques aux taxis sont un sport local, et il est facile de tomber dans le panneau.

Avec un taxi traditionnel, vous vous exposez à plusieurs problèmes. Le chauffeur refuse de mettre le compteur, vous annonce un prix exorbitant à l’arrivée, prétend ne pas avoir de monnaie… Les ruses pour éviter les arnaques aux taxis sont nombreuses mais usantes. Vous devez négocier fermement avant de monter, et même là, rien n’est garanti. De nombreux chauffeurs de taxi sont honnêtes, mais comment les distinguer ?

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C’est là que les applications de VTC changent la donne. Avec Uber ou Careem, le prix est fixé à l’avance. Pas de négociation, pas de surprise. Le trajet est suivi par GPS, le paiement peut se faire via l’application. C’est la solution idéale pour éviter les arnaques aux taxis et voyager en toute sérénité. Les chauffeurs de taxi qui utilisent ces plateformes sont généralement plus professionnels. Mon choix est fait, et je vous le recommande chaudement !

Hurghada, une ville dangereuse face aux menaces maritimes et environnementales

Le plus grand trésor d’Hurghada, c’est la mer Rouge. Mais cet environnement magnifique n’est pas sans ses propres règles et ses propres dangers. Des prestataires douteux aux créatures marines, voici comment profiter des joies de la mer en toute sécurité.

Sorties en mer : comment éviter les prestataires peu scrupuleux

Une journée bateau sur la Mer Rouge est un incontournable. Snorkeling, visite des îles, repas à bord… le programme est idyllique. Mais attention, tous les bateaux ne se valent pas. Les risques pour les touristes viennent souvent de prestataires qui rognent sur la sécurité : gilets de sauvetage insuffisants, matériel de snorkeling vétuste, surcharge du bateau…

Mon conseil : ne réservez jamais votre excursion auprès des vendeurs à la sauvette sur la plage ou dans la rue. Le prix sera peut-être attractif, mais vous n’aurez aucune garantie sur la qualité et la sécurité de la prestation. Privilégiez les clubs de plongée reconnus, les agences qui ont une boutique physique ou les recommandations de votre hôtel. Lisez les avis en ligne ! Des mesures de sécurité de base doivent être respectées.

Questionnez le prestataire : y a-t-il des gilets pour tout le monde ? De l’oxygène à bord ? Le personnel est-il formé aux premiers secours ? Une agence sérieuse répondra à ces questions sans problème. Votre sécurité vaut bien quelques euros de plus. Les sites touristiques marins comme l’île de Giftun méritent d’être vus dans de bonnes conditions. Le sujet « Hurghada ville dangereuse » peut aussi concerner des excursions en mer qui tournent mal. C’est l’un des conseils aux voyageurs les plus importants que je puisse donner.

Requins en mer Rouge : une gestion gouvernementale rigoureuse

C’est LE sujet qui a fait la une des journaux. Oui, il y a des requins en Mer Rouge. Oui, il y a eu de très rares et tragiques attaques de requins ces dernières années. Cependant, il faut remettre les choses en perspective. La probabilité de subir une attaque est infinitésimale, bien plus faible que d’avoir un accident de la route en allant à l’aéroport.

Suite aux derniers incidents, le gouvernement a pris des mesures de sécurité drastiques. Des plages ont été temporairement fermées, des filets de protection ont été installés dans certaines zones, et une surveillance accrue est en place. La gestion des attaques de requins est prise très au sérieux, car l’image de la destination est en jeu. Il est important de noter que ces attaques de requins sont souvent liées à des comportements humains anormaux, comme le nourrissage illégal des poissons par certains bateaux.

Alors, faut-il avoir peur de se baigner ? Non. Respectez simplement les règles : ne vous baignez pas au lever ou au coucher du soleil dans des zones non surveillées, ne jetez pas de nourriture à l’eau et sortez de l’eau si vous saignez. Les millions de baigneurs et de plongeurs qui profitent de la Mer Rouge chaque année sans aucun problème sont la meilleure preuve que le risque est maîtrisé.

Accidents de plongée : l’importance vitale des centres certifiés

Hurghada est l’un des meilleurs spots de plongée au monde. La tentation est grande de passer son baptême ou d’explorer les fonds marins. Mais la plongée est une activité à risque si elle n’est pas pratiquée correctement. Le choix de votre école est absolument crucial pour la sécurité des voyageurs. Les risques pour les touristes sont l’accident de décompression, la panne d’air ou la noyade.

Ne choisissez JAMAIS un centre de plongée uniquement sur le critère du prix. Un prix trop bas cache forcément quelque chose : matériel mal entretenu, instructeurs peu qualifiés, non-respect des règles de sécurité… Assurez-vous que l’établissement est affilié à une organisation internationale reconnue (PADI, SSI, CMAS). Ces labels garantissent le respect des standards de sécurité et de formation. Les bons clubs de plongée ne badinent pas avec la sécurité.

Un centre sérieux vérifiera vos certifications, vous fera remplir une décharge médicale, vous présentera un briefing de sécurité clair et vérifiera votre équipement avant chaque plongée. C’est votre vie que vous mettez entre leurs mains sous l’eau. Pour profiter des merveilles de la Mer Rouge, la rigueur est de mise. N’hésitez pas à poser des questions et à visiter plusieurs clubs de plongée avant de faire votre choix.

Le point géopolitique et la protection des vacanciers

L’Égypte, de par sa position géographique et son histoire récente, accorde une importance capitale à la sécurité, notamment dans ses zones touristiques. Vous allez voir des uniformes partout, et c’est en fait une très bonne nouvelle pour votre tranquillité.

La brigade touristique : une présence rassurante mais discrète

Vous les croiserez sûrement sans même parfois les identifier. La police touristique est une branche spéciale des forces de l’ordre dont la seule mission est d’assister et de protéger les vacanciers. Ils parlent souvent plusieurs langues et sont formés pour gérer les petits tracas des touristes. Un problème avec un vendeur ? Une tentative d’arnaque ? C’est à eux qu’il faut s’adresser.

Leur présence est particulièrement visible sur les sites archéologiques, mais ils patrouillent aussi dans les zones animées d’Hurghada. Ils sont là pour assurer la sécurité à Hurghada, et leur présence a un effet très dissuasif sur la petite délinquance. En cas de harcèlement de rue persistant, le simple fait de mentionner la police touristique (« Tourist Police! ») a souvent un effet magique.

N’hésitez pas à les solliciter. Ils sont là pour ça. Leur rôle n’est pas de vous verbaliser pour une tenue jugée incorrecte, mais bien de s’assurer que votre séjour dans la station balnéaire se passe sans accroc. Considérez-les comme des anges gardiens en uniforme blanc.

Points de contrôle : pourquoi vous verrez des militaires partout

En arrivant à Hurghada par la route, ou même en vous déplaçant entre certains quartiers, vous passerez forcément par des check-points tenus par des soldats. Ne soyez pas alarmés ! C’est une procédure standard en Égypte. Ces barrages de la police de l’armée et de la police touristique sont des filtres de sécurité destinés à contrôler les entrées et sorties de la zone touristique.

Leur objectif est double. Premièrement, ils luttent contre la criminalité en contrôlant les véhicules et les identités. Deuxièmement, et c’est le point le plus important, ils font partie du dispositif anti-terroriste. Ils visent à détecter et intercepter toute menace potentielle bien avant qu’elle n’atteigne les zones fréquentées par les touristes. Le risque terroriste est pris très au sérieux.

Votre chauffeur ralentira, échangera quelques mots avec les soldats, et vous repartirez. C’est routine. Voyez ces contrôles non pas comme une contrainte ou un signe de danger, mais au contraire comme la preuve tangible que tout est mis en œuvre pour garantir la sécurité des voyageurs. Le sujet « Hurghada ville dangereuse » est contredit par cette présence massive qui sécurise la zone.

Menace terroriste : un dispositif de surveillance hors normes

Il serait malhonnête de ne pas aborder le risque terroriste en Égypte. Le pays a été la cible d’attentats par le passé. Cependant, il est crucial de comprendre le contexte actuel. Le gouvernement égyptien mène une lutte acharnée contre les groupes extrémistes, principalement dans des zones très localisées et loin, très loin de Hurghada (Nord-Sinaï notamment).

Pour protéger ses joyaux touristiques, l’État a déployé des moyens colossaux. La sécurité à Hurghada est assurée par un maillage complexe qui combine la police, la police de l’armée, la police touristique et des services de renseignement très actifs. Des portiques de détection de métaux à l’entrée de chaque hôtel et de chaque site touristique aux patrouilles constantes, rien n’est laissé au hasard.

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Le risque terroriste est aujourd’hui un phénomène mondial qui peut frapper n’importe où. Mais force est de constater que les mesures de sécurité en place à Hurghada sont d’un niveau rarement vu ailleurs, justement en raison de cette menace latente. Ironiquement, cela fait des stations balnéaires égyptiennes des endroits parmi les plus surveillés et sécurisés au monde pour les touristes.

Conseils d’expert pour une escapade sans l’ombre d’un souci

Vous avez maintenant une vision claire de la situation. Pour finir, je vous livre quelques pépites, des conseils pratiques qui feront de votre voyage une réussite totale. Ce sont les détails qui font la différence !

Médicaments et drones : les interdits qui ne pardonnent pas

Attention, point très important pour votre séjour en Égypte ! La législation sur les médicaments est extrêmement stricte. Certains médicaments, même courants chez nous comme ceux à base de codéine ou certains antidépresseurs, sont considérés comme des stupéfiants et peuvent vous valoir la prison. Voyagez toujours avec l’ordonnance originale de votre médecin (si possible traduite en anglais) et uniquement la quantité nécessaire pour votre séjour.

Autre interdit absolu : les drones. L’importation et l’utilisation de drones par des particuliers sont totalement illégales en Égypte et très sévèrement punies. Ne pensez même pas à en glisser un dans votre valise, il sera confisqué à la douane et vous vous exposerez à de gros ennuis. C’est l’un des risques pour les touristes les plus stupides à prendre, car il est 100% évitable.

Ce sont des conseils aux voyageurs qui peuvent sembler extrêmes, mais ils vous éviteront de transformer vos vacances en cauchemar administratif ou judiciaire. Pour voyager en toute sérénité, une petite vérification de la liste des médicaments interdits et l’abandon de votre drone à la maison sont des précautions simples et essentielles.

Photographie de rue : le respect strict des infrastructures sensibles

Vous aimez la photographie ? Hurghada et ses environs sont un terrain de jeu formidable. Des scènes de rue colorées dans El Dahar aux paysages marins, il y a de quoi faire. Mais là encore, quelques règles s’imposent. La première, universelle : demandez toujours la permission avant de photographier quelqu’un de près. Un sourire et un geste sont souvent suffisants.

Le point le plus sensible concerne les infrastructures officielles. Il est formellement interdit de photographier les militaires, les policiers, les check-points, les bâtiments gouvernementaux, les ponts ou les aéroports. C’est considéré comme de l’espionnage et les autorités ne plaisantent absolument pas avec ça. Rangez votre appareil photo à l’approche de ces zones.

Dans le centre-ville d’Hurghada ou le vieux Hurghada, soyez attentif au respect des coutumes locales. Ne soyez pas intrusif. Documenter la vie locale est une chose, la perturber en est une autre. Profitez des magnifiques sites touristiques pour faire vos clichés, mais gardez toujours à l’esprit cette règle d’or sur les infrastructures sensibles.

La culture du baksheesh : entre courtoisie et abus

Le bakchich… ce petit pourboire qui fait partie intégrante de la culture égyptienne. Il récompense un service rendu, même minime. Le bagagiste, le voiturier, la personne qui vous indique les toilettes… tous s’attendent à une petite pièce. Il faut le voir comme un complément de salaire informel. Prévoyez toujours des petites coupures de livres égyptiennes. C’est une marque de respect des coutumes locales.

Cependant, il faut savoir où s’arrête la courtoisie et où commence l’abus. Le bakchich ne doit jamais être une source de stress. Personne ne peut vous forcer à donner. Parfois, la demande de bakchich devient une forme de harcèlement de rue. Un « La shukran » ferme et poli doit suffire à clore la discussion. Ne vous sentez pas obligé de donner à chaque main tendue.

Pour les femmes seules, la gestion du bakchich peut être un moyen de couper court à une conversation qui devient trop insistante. Donnez une petite pièce pour un renseignement, puis partez. Adopter une tenue vestimentaire couvrante (épaules et genoux) aide aussi à limiter les sollicitations non désirées. Une bonne gestion du bakchich vous protège à la fois de la petite délinquance et des petits désagréments du quotidien, et réduit paradoxalement le risque de vols à la tire car vous ne sortez pas un gros portefeuille pour une petite pièce.

Les enclaves de rêve : Sahl Hasheesh et El Gouna

Si l’agitation de Sheraton Road ou de la promenade Al Mamsha vous effraie, sachez qu’il existe des alternatives paradisiaques. El Gouna, au nord, et Sahl Hasheesh, au sud, sont deux villes-resorts privées et ultra-sécurisées. Ce sont des bulles de perfection, conçues pour le confort absolu des touristes. L’accès y est contrôlé, la propreté est irréprochable et la tranquillité est garantie.

El Gouna est surnommée la « Venise de la mer Rouge » avec ses lagons, ses ponts et son architecture élégante. C’est une véritable petite ville avec sa propre vie, ses restaurants, ses boutiques et son golf. De son côté, Sahl Hasheesh offre une baie magnifique, une longue promenade en bord de mer et des hôtels de grand luxe. Comparée à l’animation parfois chaotique d’Al Mamsha, Sahl Hasheesh est un havre de paix.

Ces enclaves sont idéales si votre priorité absolue est la sérénité. Vous pouvez vous y promener de jour comme de nuit en toute sécurité. Bien sûr, cette tranquillité a un prix, tout y est plus cher. Mais si vous cherchez à vous déconnecter du monde, loin de l’agitation, El Gouna et ses yachts ou la baie de Sahl Hasheesh sont des options à considérer sérieusement. Vous pourrez ensuite faire des excursions vers les sites touristiques principaux, tout en ayant une base ultra-reposante, bien loin des hôtels tout inclus plus classiques et de la promenade Al Mamsha.

FAQ

Est-il prudent d’aller à Hurghada en ce moment ?

La situation reste très calme dans cette station balnéaire du bord de mer. Les autorités locales assurent une protection optimale pour les vacanciers car le tourisme représente le cœur de l’économie locale. Vous pouvez donc préparer votre valise l’esprit totalement serein.

Hurghada est-elle sûre pour les touristes actuellement ?

La ville se porte à merveille et accueille des voyageurs du monde entier sans aucun souci majeur. Il suffit de suivre les recommandations classiques de sécurité pour profiter des plages de sable fin en toute tranquillité. À mon avis, c’est l’un des endroits les plus relaxants pour passer ses vacances.

Faut-il craindre les animaux dangereux lors des baignades ?

La mer Rouge abrite une vie marine incroyable mais les incidents avec des requins restent extrêmement isolés. Les zones de baignade sont surveillées et il faut simplement respecter les consignes des guides locaux lors de vos sorties en mer. Est-ce que cela ne vaut pas le coup pour voir des coraux magnifiques ?

Quelles sont les choses à ne pas faire une fois sur place ?

Évitez surtout de boire l’eau du robinet et préférez toujours les bouteilles d’eau scellées pour votre confort. Pensez aussi à respecter les coutumes locales par une tenue adaptée quand vous sortez des complexes hôteliers. La politesse vous ouvrira d’ailleurs bien des portes et facilitera vos échanges avec les habitants.

Qui gagne le duel entre Hurghada ou Sharm El Sheikh ?

Hurghada possède un charme authentique avec son vieux centre tandis que sa rivale est plus moderne. Pour ma part, je préfère Hurghada car le coût de la vie y est plus avantageux pour les familles. Quel que soit votre choix, vous trouverez des spots de plongée exceptionnels partout.

Article proposé par Tiny Vroum

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